Dans notre série d'articles consacrés à l'histoire de la psychanalyse, après avoir exploré le cas fondateur d'Anna O. et les circonstances de la rupture entre Breuer et Freud, nous nous intéressons aujourd'hui au cas d'Emmy von N. — le premier cas clinique présenté par Freud lui-même dans les Études sur l'hystérie (1895). Si Anna O. est le cas princeps de l'ouvrage et le seul présenté par Breuer, Emmy von N. inaugure la série des quatre cas traités par Freud : Emmy von N., Miss Lucy R., Katharina, et Elisabeth von R. Et c'est peut-être dans ce premier cas — avec ses tâtonnements, ses maladresses et ses intuitions fulgurantes — que l'on voit le mieux le futur inventeur de la psychanalyse en train de se chercher.
La femme la plus riche d'Europe centrale sur le divan de Freud
Le 1er mai 1889, Freud se trouve en présence d'une femme « paraissant encore jeune, aux traits expressifs, étendue sur un divan, la tête appuyée sur un traversin en cuir ». Il poursuit : « L'expression de son visage est crispée, douloureuse, les yeux sont clignotants, le regard est dirigé vers le sol, les sourcils froncés, les plis naso-labiaux prononcés. Elle parle avec effort, à voix basse, interrompue de temps en temps par un trouble spasmodique de la parole allant jusqu'au bégaiement. »
Derrière le pseudonyme d'Emmy von N. se cache la baronne Fanny Moser, née von Sulzer-Wart, alors âgée d'environ 41 ans — considérée, dit-on, comme la femme la plus riche d'Europe centrale. Issue d'une vieille famille patricienne suisse, elle avait épousé en 1870 Heinrich Moser, magnat de l'industrie horlogère schaffhousoise dont les montres séduisirent jusqu'à la famille impériale russe. Mais Heinrich, de 23 ans son aîné, décéda subitement quatre jours après la naissance de leur fille cadette Mentona, en octobre 1874. La mort de son époux — et surtout les soupçons d'empoisonnement que le beau-fils formula publiquement, allant jusqu'à faire exhumer le cadavre — marquèrent profondément Fanny Moser. L'autopsie ne révéla rien de suspect, mais le traumatisme resta.
De médecin en médecin — elle consulta notamment Auguste Forel et Eugen Bleuler —, Fanny Moser aboutit finalement à Vienne, où elle fut adressée à Freud. La fille de Fanny, Mentona, décrira plus tard le jeune médecin tel qu'il leur apparut : « Il était petit et mince, les cheveux d'un noir bleuté, de grands yeux noirs, il avait l'air timide et très jeune. Il me fit une impression profonde. »
L'hypnose et ses premiers effets : entre fascination et doute
Le traitement que Freud entreprend avec Emmy von N. est, dans ses premières semaines, résolument ancré dans la pratique hypnotique conforme aux usages de l'époque. Freud prescrit des bains chauds, des massages deux fois par jour, et recourt à l'hypnose pour activer la remémoration des scènes traumatiques. La patiente s'avère « entièrement accessible » à l'hypnose et, dans cet état, elle raconte l'origine de ses peurs et de ses hallucinations — rats, grenouilles, serpents, bêtes sauvages — en les retraçant souvent jusqu'à son enfance. « Ma thérapie, écrit Freud, consiste à effacer ces images, de sorte qu'elle ne puisse plus les voir devant elle. Pour soutenir ma suggestion, je lui caresse les yeux à plusieurs reprises. »
On est loin, très loin, de l'attitude analytique qui sera théorisée par la suite. Freud joue ici — et il le reconnaîtra — le rôle du « grand magicien », maniant suggestion, hypnose, pression et autorité. Mais l'effet de l'hypnose semble évoluer au cours des premières semaines de traitement. D'abord spectaculairement efficace — les symptômes disparaissent temporairement après les séances —, le procédé révèle progressivement ses limites. Les améliorations sont de courte durée. Les symptômes reviennent. Emmy von N. se montre tantôt docile, tantôt irritable, et ses rechutes semblent liées à la qualité de sa relation avec le thérapeute, phénomène que Freud ne comprend pas encore pleinement.
C'est d'ailleurs au cours de ce traitement que Freud constate pour la première fois ce qu'il formulera bien plus tard : « Dans un cas, un état grave chez une femme, que j'avais entièrement fait disparaître par un court traitement hypnotique, revint inchangé après que la patiente se fut, sans que j'y sois pour rien, mise en colère contre moi ; après une réconciliation, je supprimai le trouble à nouveau et bien plus radicalement ; toutefois il revint une fois de plus après qu'elle se fut à nouveau fâchée contre moi. »
Un thérapeute transparent dans ses bévues
L'un des aspects les plus remarquables du cas Emmy von N. — et peut-être l'un des plus attachants — est la transparence avec laquelle Freud rapporte ses propres erreurs et ses tâtonnements. Contrairement à ce que l'on pourrait attendre d'un clinicien soucieux de présenter ses réussites, Freud se montre ici d'une candeur étonnante. Il décrit sans fard ses interventions autoritaires, ses tentatives de supprimer les symptômes par la suggestion directive, et surtout ses hésitations face à une patiente qui résiste à ses manœuvres.
Freud raconte, par exemple, comment il tente d'« effacer » par suggestion hypnotique les formules incantatoires que la patiente prononce lorsqu'elle est effrayée — le fameux « Restez tranquille ! Ne dites rien ! Ne me touchez pas ! » — sans comprendre que ces paroles constituent un matériel clinique précieux. Il rapporte avoir réussi à supprimer ces exclamations au bout de dix jours de suggestion… mais c'est seulement bien plus tard qu'il réalisera que ces mots étaient les traces d'un traumatisme infantile et qu'ils avaient une signification symbolique profonde.
De même, la description de ses visites au château d'Au — propriété de la baronne au bord du lac de Zurich — révèle un Freud qui oscille entre le rôle de médecin traitant, de conseiller familial et de thérapeute, confondant allègrement ces fonctions. Lorsqu'il évoque la fille de la patiente, Fanny Moser fille, il n'hésite pas à poser un jugement clinique brutal : « une ambition démesurée hors de proportion avec ses faibles dons » — diagnostic éclair qui se révélera spectaculairement erroné, comme nous le verrons plus loin.
Cette transparence, qui confine parfois à la naïveté, est cependant d'un intérêt théorique considérable. Elle nous permet d'observer en temps réel l'évolution d'un clinicien en train de comprendre que ses outils sont inadéquats, que quelque chose dans la relation thérapeutique lui échappe, et que la patiente elle-même est en avance sur lui quant à ce dont elle a besoin.
« Ne m'interrompez pas ! » : quand la patiente invente la règle fondamentale
Le moment le plus célèbre du cas Emmy von N. est sans doute celui où la patiente elle-même formule ce qui deviendra le principe cardinal de la technique psychanalytique. Irritée par les questions incessantes de Freud, ses interruptions, ses demandes de précisions, Emmy von N. lui lance : « Ne m'interrompez pas sans cesse ! Laissez-moi raconter ce que j'ai à dire ! »
Cette injonction, que Freud rapporte honnêtement, constitue un tournant. Elle préfigure la règle fondamentale de l'association libre — laisser le patient parler sans censure ni interruption — qui deviendra la pierre angulaire de la cure psychanalytique. Comme le note Jean-Michel Quinodoz, « c'est à la cure d'Emmy von N. par Freud que l'on fait remonter son abandon de l'hypnose en faveur de la méthode des associations libres ».
Ce qui est remarquable ici, c'est que l'innovation technique ne vient pas d'une réflexion théorique abstraite, mais d'une exigence de la patiente face à un thérapeute trop interventionniste. Freud, à son crédit, a su entendre cette exigence — même s'il lui faudra plusieurs années pour en tirer toutes les conséquences. Comme nous l'avons souligné dans notre article sur la psychanalyse au début du XXe siècle, l'évolution de la technique freudienne se fait graduellement entre 1892 et 1895, « en se détachant de ses adjuvants initiaux : hypnose, suggestion, pression et questionnement ». Le cas Emmy von N. représente un moment charnière de cette évolution.
L'évolution de l'attitude de Freud vis-à-vis de l'hypnose
L'attitude de Freud envers l'hypnose se transforme visiblement au fil du traitement d'Emmy von N. Au début, il y recourt avec assurance et enthousiasme, confiant dans ses pouvoirs. « Mon traitement consiste à effacer ces images » — la formule est celle d'un thérapeute qui croit pouvoir agir sur le symptôme de manière directe, quasi chirurgicale.
Mais au fil des semaines, puis des mois, Freud constate que les « guérisons » obtenues sous hypnose ne tiennent pas. Les symptômes reviennent, souvent identiques, parfois aggravés. Pire encore : le succès de l'hypnose semble dépendre de la qualité de la relation entre le médecin et la patiente — quand Emmy von N. est en colère contre Freud, les symptômes réapparaissent ; quand la relation s'améliore, ils s'atténuent. C'est l'embryon d'une compréhension du transfert, même si Freud ne dispose pas encore du concept.
La mésentente au sujet d'une suggestion post-hypnotique — Freud avait tenté de lui imposer un ordre contraire à ses désirs — marque un autre point de bascule. Emmy von N. résiste, et Freud, plutôt que de forcer la suggestion, commence à s'apercevoir qu'une conversation menée en complément de l'hypnose a le même effet cathartique que l'hypnose elle-même. C'est une découverte empirique d'une portée immense : la parole libre, en état de conscience, peut être aussi thérapeutique que la parole sous hypnose. L'hypnose n'est peut-être pas indispensable.
Cette prise de conscience ne se traduit pas immédiatement par un abandon franc de l'hypnose — Freud y aura encore recours dans les cas suivants, notamment avec Miss Lucy R. (bien qu'il doive y renoncer faute de pouvoir la mettre en état hypnotique). Mais le mouvement est lancé. Il est intéressant de noter que dans une annotation ajoutée en 1894 au cas Emmy — un an avant le rêve de l'injection faite à Irma —, Freud mentionne qu'il a commencé à noter ses propres rêves et à les relier à deux facteurs : la nécessité de traiter des idées restées inachevées dans la journée, et la compulsion à relier les représentations présentes dans le même état de conscience. L'avenir de la psychanalyse est déjà là, en germe.
Le rôle de Breuer : celui qui envoie et celui qui recueille
La place de Josef Breuer dans le cas Emmy von N. mérite d'être soulignée. C'est vraisemblablement Breuer lui-même — ou un collègue de son cercle, peut-être Rudolf Chrobak — qui adresse Fanny Moser à Freud. Comme nous l'avons décrit dans notre article sur Freud avant l'aube du XXe siècle, Breuer est alors le médecin établi de la haute bourgeoisie juive viennoise, tandis que Freud est son jeune collègue, encore en quête de patients et de renommée. L'envoi d'une patiente aussi fortunée et prestigieuse que Fanny Moser témoigne de la confiance que Breuer accordait alors à Freud.
Mais Breuer ne disparaît pas du tableau après cette orientation initiale. En janvier 1890, lorsqu'Emmy von N. fait une rechute, c'est vers Breuer qu'elle se tourne, se plaignant de troubles nerveux dont souffrait sa fille et accusant Freud et Chrobak. Elle était si agitée qu'on dut la faire admettre dans un sanatorium, d'où elle finit par s'échapper avec l'aide d'une amie. Ce recours à Breuer en situation de crise illustre la dynamique complexe entre les deux médecins et la patiente : Freud est le praticien au quotidien, mais Breuer reste la figure d'autorité vers laquelle on se tourne quand les choses tournent mal.
Ce qui advint de la patiente après le traitement
Le traitement initial d'Emmy von N. — six semaines en mai-juin 1889 — est suivi de deux séquences supplémentaires : un traitement de huit semaines en mai-juillet 1890, puis une brève visite de Freud au château d'Au au printemps 1891 pour aider à résoudre les difficultés que Fanny avait avec sa fille aînée. Mais la suite de l'histoire, comme pour Anna O., contredit la notion de « guérison » que la description de cas pourrait laisser entendre.
Les années qui suivent voient la longue carrière de malade de Fanny Moser se poursuivre. Elle consulte d'autres médecins, dont le psychothérapeute suédois Otto Wetterstrand, qui diagnostique une fois de plus une « hystérie ». Freud lui-même, dans un addendum de 1924, rapporte qu'un confrère avait vécu avec elle exactement le même scénario : docile et facile à hypnotiser au début, puis irritable et sujette aux rechutes — un « véritable exemple de la compulsion de répétition ».
L'épilogue le plus révélateur survient en 1918, lorsque la fille aînée de Fanny Moser écrit à Freud pour lui demander de l'aider à mettre sa mère sous tutelle, soulignant que son état ne s'est jamais amélioré. Freud décline. Mais dans une réponse qu'il adresse en 1935 à cette même fille — lettre retrouvée par le chercheur Christfried Tögel —, Freud fait un aveu stupéfiant : « Je vous demande également de garder à l'esprit qu'à l'époque, je ne comprenais rien du tout au cas de votre mère » — formule que Tögel qualifiera de « my bad diagnostic error ».
Fanny Moser décéda en 1925, au château d'Au, à l'âge de 76 ans. Si sa propre vie ne connut pas le rétablissement spectaculaire d'une Bertha Pappenheim, il est fascinant de noter que ses deux filles prirent des destins remarquables. Fanny fille — celle que Freud avait jugée d'une « ambition démesurée hors de proportion avec ses faibles dons » — devint zoologiste, obtint un doctorat de l'Université de Munich, publia des travaux scientifiques respectés sur la biologie marine, et consacra la dernière partie de sa vie à un monumental ouvrage sur l'occultisme (Okkultismus. Täuschungen und Tatsachen, 1935), dont C. G. Jung préfaça une édition ultérieure. Quant à Mentona Moser, elle devint une pionnière du travail social, cofondatrice du Parti communiste suisse, militante féministe et citoyenne d'honneur de la RDA. L'ironie est piquante : l'un des diagnostics les plus expéditifs de Freud concernait une famille qui allait produire une scientifique remarquable et une révolutionnaire.
La place d'Emmy von N. dans l'édification de la psychanalyse
Il est tentant de considérer le cas Emmy von N. comme un simple brouillon — un exercice de jeunesse que le Freud de la maturité aurait renié. Ce serait une erreur. Ce cas occupe une place structurelle cruciale dans les Études sur l'hystérie et dans l'édification de la psychanalyse.
Dans l'architecture de l'ouvrage, les cinq cas sont présentés selon un ordre qui n'est ni strictement chronologique, ni aléatoire. Anna O., le cas de Breuer, vient en premier parce qu'il est le plus ancien et le plus fondateur sur le plan de la méthode cathartique. Emmy von N. vient ensuite comme premier cas freudien et illustre le passage de l'hypnose à la parole libre. Miss Lucy R. marque une étape supplémentaire : Freud y renonce explicitement à l'hypnose (la patiente n'étant pas hypnotisable) et développe la technique de la « pression de la main sur le front » pour faire émerger les souvenirs. Katharina est un cas bref, presque anecdotique — une rencontre en montagne pendant les vacances — qui illustre la théorie de la séduction. Enfin, Elisabeth von R. représente le cas le plus abouti de la série, celui où Freud identifie le plus clairement le mécanisme de conversion, la résistance et l'importance du conflit psychique inconscient.
Ainsi, la progression des cinq cas dessine un parcours d'apprentissage : de l'hypnose à l'association libre, de la suggestion à l'écoute, de l'effacement des symptômes par la volonté du thérapeute à la compréhension du conflit intrapsychique. Emmy von N. est le premier maillon de cette chaîne évolutive, celui où l'on voit Freud commencer à déposer les instruments de l'hypnotiseur pour devenir, lentement, quelque chose de radicalement nouveau.
Ce cas est aussi celui où émergent, sous forme embryonnaire, plusieurs des concepts qui structureront la psychanalyse à venir :
- La compulsion de répétition — Freud observe que la patiente reproduit les mêmes schémas relationnels avec différents médecins.
- La résistance — il note les moments où Emmy refuse de coopérer, et commence à y voir autre chose qu'un simple refus.
- Le transfert — les fluctuations symptomatiques en fonction de la qualité de la relation avec le médecin préfigurent ce concept fondamental.
- La règle fondamentale — l'injonction de la patiente de « la laisser parler » inaugure la méthode de l'association libre.
- L'étiologie sexuelle — Freud note, encore prudemment, que « la répression de l'élément sexuel » joue dans ce cas un rôle « plus que tout autre capable de fournir des traumatismes ».
Ce que le cas ne dit pas — et ce qu'il nous enseigne malgré tout
Comme pour Anna O., le cas Emmy von N. comporte ses silences et ses déformations. Freud ne dit rien des circonstances véritables de la mort de Heinrich Moser — les accusations d'empoisonnement, l'exhumation du cadavre, le scandale public — qui constituent pourtant le traumatisme central de la vie de sa patiente. Il ne mesure pas à quel point la richesse immense de Fanny Moser et la solitude sociale d'une veuve suspecte de meurtre façonnent sa psychopathologie. Et surtout, il ne nous dit pas ce qu'il avouera trente-cinq ans plus tard : qu'il n'avait « rien compris du tout » à ce cas.
Mais c'est précisément cette incompréhension honnêtement rapportée qui fait la valeur du cas Emmy von N. Ce texte nous montre un clinicien en train d'inventer une méthode en même temps qu'il échoue à guérir sa patiente. C'est l'échec thérapeutique qui, paradoxalement, féconde la découverte théorique. Si l'hypnose avait fonctionné durablement, Freud n'aurait jamais eu besoin d'inventer l'association libre. Si Emmy von N. ne lui avait pas ordonné de se taire et de la laisser parler, la psychanalyse aurait peut-être pris un autre chemin.
Il y a dans cette ironie une leçon qui dépasse l'histoire de la psychanalyse. Les grandes avancées cliniques naissent souvent non pas du succès, mais de l'impasse — et ce sont parfois les patients eux-mêmes qui montrent au thérapeute le chemin qu'il n'avait pas su trouver seul.
Cet article s'inscrit dans la série du blogue du Regroupement Psychologues Montréal consacrée à l'histoire de la psychanalyse. Pour les articles précédents, consultez notamment nos textes sur Anna O. et ce que les Études sur l'hystérie disent et ne disent pas du cas fondateur, les origines de la psychanalyse, l'Interprétation du rêve, et la psychanalyse au début du XXe siècle.
Sources
- Breuer, J. & Freud, S. (1895). Études sur l'hystérie. PUF, 2002.
- Ellenberger, H. F. (1977). The Story of "Emmy von N.": A Critical Study with New Documents. Princeton University Press, 1993.
- Tögel, C. (1999). « 'My bad diagnostic error': once more about Freud and Emmy v. N. (Fanny Moser) ». International Journal of Psychoanalysis, 80(6), 1165-1173.
- Quinodoz, J.-M. (2004). Lire Freud. Découverte chronologique de l'œuvre de Freud. PUF.
- De Mijolla, A. (2002). « Emmy von N. (cas-) ». Dictionnaire international de la psychanalyse. Hachette Littératures.
- Borch-Jacobsen, M. (2011). Les patients de Freud. Destins. Sciences Humaines Éditions.
- Schmied-Knittel, I. (2022). « Occultism as a Resource ». Journal of Anomalistics.