Dans notre série d’articles consacrés à l’histoire de la psychanalyse, après avoir exploré les cas fondateurs chez Freud — notamment nos articles sur Anna O. et ce que les Études sur l’hystérie disent et ne disent pas et Emmy von N., le premier cas de Freud — et après avoir retracé les ruptures institutionnelles dans nos textes sur Freud et Jung et Freud et Adler, nous abordons aujourd’hui une œuvre d’une tout autre nature : Totem et Tabou. Quelques concordances entre la vie psychique des sauvages et celle des névrosés, publié en 1913. Avec ce texte, Freud ne se contente plus d’analyser des patients ou de commenter des autobiographies comme dans le cas du Président Schreber : il se fait anthropologue, mythologue, et tente rien de moins que de fonder une théorie psychanalytique de la civilisation — sujet que nous avons commencé à situer dans notre article sur la psychanalyse entre 1910 et 1915.
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Le contexte d’écriture : entre ambition théorique et crise institutionnelle
Freud commence la rédaction de Totem et Tabou en 1911 et publie les quatre essais qui le composent entre 1912 et 1913 dans la revue Imago, périodique qu’il avait lui-même fondé pour accueillir les applications de la psychanalyse aux sciences humaines. Le moment n’est pas anodin. L’Association psychanalytique internationale (IPA), créée un an plus tôt, est déjà traversée par des tensions profondes. Les dissidences d’Adler et de Stekel sont consommées ; celle de Jung, alors président de l’IPA, s’annonce avec une intensité croissante — comme nous l’avons détaillé dans notre article sur la rupture entre Freud et Jung.
Dans ce climat de fractures, Freud ressent le besoin de doter la psychanalyse d’un socle universel. Il veut démontrer que le complexe d’Œdipe — pivot de toute sa théorie — n’est pas un simple mécanisme psychique individuel, mais le fondement même de la culture humaine. Totem et Tabou est l’instrument de cette ambition. Freud lui-même mesurait l’audace de l’entreprise. Dans sa correspondance avec Ferenczi, il compare l’écriture de cet ouvrage à celle de L’Interprétation du rêve — que nous avons analysé dans notre article consacré à cette œuvre fondatrice — et confie à Jones en novembre 1911 qu’une grande quantité de choses bouillonnent dans sa tête, mais qu’elles n’en sortent que lentement. Il sait qu’il joue gros, et il le sait avec une lucidité qui force le respect.
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La structure de l’ouvrage : quatre essais, un mythe
Totem et Tabou se compose de quatre essais, chacun abordant une dimension du rapport entre la vie psychique des « primitifs » et celle des névrosés. Pour construire son argumentation, Freud se plonge dans une documentation ethnologique considérable : les travaux encyclopédiques de James George Frazer (Totemism and Exogamy, 1910), la Psychologie des peuples de Wilhelm Wundt, les théories de Robertson Smith sur le sacrifice rituel, et les hypothèses de Darwin sur l’organisation sociale des premiers humains.
Premier essai : « La crainte de l’inceste »
Freud part d’une observation qui l’intriguait depuis longtemps : pourquoi les sociétés dites « primitives », dépourvues d’institutions juridiques au sens occidental, possèdent-elles des règles d’évitement sexuel d’une sévérité souvent plus grande que les nôtres ? Il s’intéresse aux systèmes totémiques des peuples d’Australie, où la parenté ne repose pas sur les liens du sang mais sur l’appartenance à un clan totémique, et où l’exogamie — l’obligation de se marier en dehors de son clan — est la règle absolue.
Freud observe que partout où il y a totémisme, il y a prohibition de l’inceste. Cette horreur de l’inceste, si rigide chez le « sauvage », il la rapproche de ce qu’il observe quotidiennement chez ses patients névrosés : une crainte qui ne renvoie pas à un danger réel, mais à un désir inconscient refoulé. La prohibition n’existe que parce que le désir existe. On reconnaît ici la logique que Freud avait déjà identifiée dans les cas de névrose obsessionnelle — un interdit d’autant plus impérieux qu’il vient recouvrir une pulsion d’autant plus intense.
Deuxième essai : « Le tabou et l’ambivalence des sentiments »
Le deuxième essai est sans doute le plus clinique des quatre. Freud y propose une analyse du concept de tabou — terme polynésien rapporté en Occident par le capitaine Cook en 1777 — et le rapproche du mécanisme de la névrose obsessionnelle. Le tabou désigne à la fois le sacré et l’impur, l’intouchable et le dangereux. Ce qui est frappant pour Freud, c’est l’ambivalence que révèle ce double sens : l’objet tabou est à la fois désiré et redouté, investi d’une charge affective contradictoire.
Freud y développe une idée qui traversera toute son œuvre ultérieure : l’ambivalence des sentiments, ce mouvement par lequel deux directions affectives opposées — l’amour et la haine — convergent simultanément vers un même objet. Le tabou du contact avec le mort, le tabou des souverains, le tabou des ennemis : dans chaque cas, Freud décèle le même mécanisme qu’il observe dans la clinique de la névrose, où l’interdit vient marquer la limite d’un désir inavouable. La conscience morale du tabou est, pour Freud, la forme la plus ancienne sous laquelle nous apparaît le phénomène de la conscience morale elle-même.
Troisième essai : « Animisme, magie et toute-puissance des idées »
Le troisième essai élargit la perspective. Freud y examine les systèmes de pensée magique et animiste des peuples étudiés par les ethnologues et les rapproche de ce qu’il appelle la « toute-puissance des idées » — cette conviction, présente chez l’enfant et le névrosé obsessionnel, que la pensée suffit à modifier le réel. L’animiste attribue une âme aux objets et aux phénomènes naturels ; le magicien croit pouvoir agir sur le monde par la seule force de ses rituels et de ses paroles.
Freud propose un parallèle audacieux entre les trois stades du développement de la pensée humaine — animisme, religion, science — et les trois stades du développement libidinal — narcissisme, choix d’objet, principe de réalité. La pensée magique correspondrait au narcissisme infantile ; la pensée religieuse, au stade de la fixation libidinale aux figures parentales ; et la pensée scientifique, à la maturité du renoncement au plaisir immédiat. Ce schéma développemental, typique de l’évolutionnisme de son époque, sera par la suite l’un des aspects les plus critiqués de l’ouvrage.
Quatrième essai : « Le retour infantile du totémisme »
C’est le dernier essai qui constitue le cœur — et le scandale — du texte. Freud y déploie le « mythe scientifique » qui fera la célébrité (et la controverse) de Totem et Tabou : le meurtre du père de la horde primitive.
S’appuyant sur l’hypothèse darwinienne d’une organisation sociale originelle sous la forme de hordes dirigées par un mâle dominant, Freud construit un récit des origines. Au commencement, il y aurait eu un père tout-puissant, possédant seul l’accès aux femmes du groupe et maintenant les fils dans la soumission. Un jour, les fils se seraient rebellés, auraient tué le père et l’auraient dévoré lors d’un repas totémique — acte de communion cannibalique par lequel ils s’appropriaient sa force et sa puissance.
Mais voici le retournement décisif : après le meurtre, le remords s’empare des fils. Le père mort devient plus puissant que le père vivant. Par culpabilité et par peur des représailles posthumes, les frères érigent un totem à l’effigie du père, et instituent les deux interdits fondamentaux qui structureront désormais toute société humaine : l’interdiction de tuer le totem (le parricide) et l’interdiction des relations sexuelles avec les femmes du même clan (l’inceste). La loi naît ainsi du crime, la morale de la culpabilité, la religion du remords. Le complexe d’Œdipe n’est plus seulement un mécanisme psychique individuel : il est le trauma fondateur de la civilisation.
Freud clôt Totem et Tabou par une citation du Faust de Goethe qui résume toute sa pensée : « Au commencement était l’action. »
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La réception à l’époque : entre enthousiasme interne et scepticisme externe
Au sein du mouvement psychanalytique, Totem et Tabou reçoit un accueil enthousiaste. Ferenczi et Abraham y voient une extension magistrale de la théorie œdipienne. Freud lui-même considérera toujours cet ouvrage comme l’un de ses préférés — peut-être parce qu’il y avait mis, comme il le disait, beaucoup de lui-même.
La réception à l’extérieur du cercle freudien est nettement plus réservée. L’anthropologue américain Alfred L. Kroeber publie dès 1920 une critique sévère, soulignant l’absence de fondement empirique du mythe de la horde primitive et l’usage contestable que Freud fait des données ethnologiques. Les spécialistes du totémisme contestent la corrélation systématique entre totem et tabou, entre exogamie et complexe d’Œdipe. L’idée que l’ontogenèse (le développement individuel) récapitule la phylogenèse (l’histoire de l’espèce), empruntée à Ernst Haeckel et centrale dans l’argumentation freudienne, est elle-même progressivement abandonnée par la communauté scientifique.
La principale objection, qui persistera, touche au statut du récit fondateur : Freud présente-t-il le meurtre du père primitif comme un événement historique réel, ou comme un mythe structurant ? Freud lui-même semble hésiter, mais penche clairement du côté de la réalité historique — ce qui embarrassera considérablement ses successeurs.
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Lévi-Strauss et la critique structuraliste : le « bon » et le « mauvais » Freud
C’est Claude Lévi-Strauss qui formulera, en 1949, dans Les Structures élémentaires de la parenté, la critique la plus incisive et la plus influente de Totem et Tabou. Pour Lévi-Strauss, Freud a le mérite d’avoir identifié la prohibition de l’inceste comme le pivot du passage de la nature à la culture. Mais il a commis une erreur fondamentale de méthode.
Lévi-Strauss distingue deux Freud. Le premier — le clinicien, celui des cas, des rêves, de la cure — remonte de l’expérience aux mythes et des mythes à la structure : c’est le « bon » Freud. Le second — celui de Totem et Tabou — invente un mythe pour expliquer les faits et procède, en somme, comme le névrosé lui-même au lieu de l’interpréter. La horde primitive n’est pas une reconstruction scientifique de l’origine de la société : c’est une fable œdipienne projetée sur la préhistoire.
Pour Lévi-Strauss, la prohibition de l’inceste ne naît pas d’un événement traumatique originel, mais d’une nécessité structurelle : c’est par l’échange des femmes entre les groupes que la société se constitue. L’interdit de l’inceste n’est pas le souvenir d’un crime, mais la condition logique de l’alliance et de la circulation sociale. La loi ne vient pas après le meurtre : elle est constitutive du lien social lui-même.
Marcel Mauss avait déjà amorcé cette critique dès 1924, qualifiant Totem et Tabou de « livre à système, à clef, dont il n’y a pas de raison qu’il ne se multiplie pas sans fin ». Lévi-Strauss ne fait que radicaliser cette position en lui donnant une assise structuraliste qui dominera l’anthropologie française pendant des décennies.
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Lacan et le « mythe moins crétinisant »
Jacques Lacan adopte à l’égard de Totem et Tabou une position plus nuancée que Lévi-Strauss, mais non moins critique. Il qualifie le mythe freudien du meurtre du père de « mythe moins crétinisant » des origines — formule ironique qui reconnaît la fécondité du récit tout en refusant de le prendre au pied de la lettre.
Pour Lacan, ce qui compte dans Totem et Tabou n’est pas la réalité historique du meurtre, mais sa fonction logique. Le père de la horde n’est pas un personnage historique : c’est une figure structurelle, le signifiant de la jouissance absolue que nul ne peut incarner. Le meurtre du père ne fonde pas la loi : il révèle que la loi — l’impossibilité de la jouissance totale — est toujours déjà là, inscrite dans la structure même du langage et du désir. On retrouve ici les concepts que Lacan développe dans ses séminaires et que nous avons évoqués à propos du cas Schreber et de la forclusion du Nom-du-Père : la fonction paternelle comme opérateur symbolique, la castration comme condition du désir, la loi comme limite structurante.
Lacan se rapproche davantage de la version remaniée que Freud proposera vingt-cinq ans plus tard dans L’Homme Moïse et le monothéisme (1939), où le mythe est repris dans une perspective plus historique et plus complexe. Mais il retient de Totem et Tabou l’idée essentielle : que le père mort est plus puissant que le père vivant, et que c’est précisément cette mort symbolique qui fonde l’autorité de la loi.
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L’héritage : de l’anthropologie psychanalytique aux lectures contemporaines
Malgré les critiques — ou peut-être grâce à elles — Totem et Tabou demeure un texte vivant, qui continue de nourrir la réflexion dans des champs très divers.
L’anthropologie psychanalytique
L’ouvrage a inspiré un courant anglo-saxon d’anthropologie psychanalytique, de Géza Róheim à Georges Devereux, qui tenteront d’appliquer les concepts freudiens à l’étude des cultures non occidentales. Si ces travaux restent marginaux dans le champ anthropologique dominant, ils ont ouvert des voies de dialogue entre psychanalyse et sciences sociales qui perdurent aujourd’hui.
La question de la culpabilité et du lien social
L’idée freudienne selon laquelle la civilisation repose sur le renoncement pulsionnel et la culpabilité liée au meurtre du père irrigue toute la pensée ultérieure de Freud, notamment Psychologie des masses et analyse du moi (1921) et Malaise dans la civilisation (1930). La question de savoir comment les sociétés gèrent la violence originelle et organisent la coexistence à travers l’interdit reste au cœur de la pensée politique et philosophique contemporaine.
Les relectures critiques
Simone de Beauvoir, dans Le Deuxième Sexe (1949), critique l’usage freudien du mythe totémique comme justification d’un ordre patriarcal présenté comme naturel. Les études postcoloniales ont interrogé l’ethnocentrisme implicite du parallèle entre « sauvages » et « névrosés ». Les travaux contemporains en anthropologie ont depuis longtemps démontré que le totémisme, loin d’être un système unifié, recouvre des réalités culturelles extrêmement diverses — comme le montrera Lévi-Strauss lui-même dans Le Totémisme aujourd’hui (1962).
La portée clinique
Au-delà des débats anthropologiques, Totem et Tabou conserve une pertinence clinique majeure. Le concept d’ambivalence des sentiments, développé dans le deuxième essai, reste fondamental pour comprendre la dynamique de la névrose obsessionnelle et des troubles de la personnalité. L’idée que l’interdit structure le désir — que la loi n’est pas l’ennemie de la pulsion mais sa condition de possibilité — demeure l’un des apports les plus féconds de la pensée freudienne à la pratique clinique.
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Conclusion : un mythe qui ne cesse de nous parler
Totem et Tabou est, à bien des égards, l’œuvre la plus risquée de Freud. En quittant le terrain de la clinique pour celui de l’anthropologie spéculative, Freud s’est exposé à des critiques que ni sa méthode ni ses sources ne lui permettaient de parer. Le mythe de la horde primitive n’est pas de l’anthropologie au sens scientifique du terme. Il n’est probablement pas non plus de l’histoire. Mais c’est précisément son statut de mythe qui en fait la puissance.
Car ce que Freud nous dit, au fond, c’est que toute culture est fondée sur un meurtre qu’elle ne cesse de commémorer et de refouler, sur une culpabilité qu’elle transforme en loi, sur un désir qu’elle structure en interdit. Que ce récit soit « vrai » au sens factuel importe moins que sa capacité à éclairer ce que la psychanalyse ne cesse de rencontrer dans la clinique : l’ambivalence à l’égard du père, la force de la culpabilité inconsciente, la nécessité de la loi pour qu’un sujet puisse désirer.
Plus d’un siècle après sa publication, Totem et Tabou reste, comme le cas Schreber ou les Études sur l’hystérie, un texte qui pose des questions auxquelles nous n’avons pas fini de répondre. La civilisation repose-t-elle véritablement sur un renoncement pulsionnel ? La loi peut-elle exister sans la culpabilité ? Le père mort gouverne-t-il mieux que le père vivant ?
Ces questions, Freud les a posées avec une audace et une honnêteté intellectuelle qui forcent encore l’admiration. Qu’on le suive ou qu’on le conteste, Totem et Tabou demeure ce que Lacan en disait : le « mythe moins crétinisant » que la psychanalyse ait offert à la pensée de la civilisation.
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Cet article s’inscrit dans la série du blogue du Regroupement Psychologues Montréal consacrée à l’histoire de la psychanalyse. Pour les articles précédents, consultez notamment nos textes sur Anna O. et ce que les Études sur l’hystérie disent et ne disent pas, Emmy von N., le premier cas de Freud, la psychanalyse entre 1910 et 1915, et le cas du Président Schreber.
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Sources
Œuvre primaire
- Freud, S. (1913). Totem et Tabou. Quelques concordances entre la vie psychique des sauvages et celle des névrosés. Trad. fr. Gallimard, 1993. Également in Œuvres complètes, Volume XI, PUF, 1998.
Études critiques et réception
- Kroeber, A. L. (1920). « Totem and Taboo: An Ethnologic Psychoanalysis ». American Anthropologist, 22.
- Lévi-Strauss, C. (1949). Les Structures élémentaires de la parenté. Paris, Mouton/Maison des sciences de l’homme, 1967.
- Lévi-Strauss, C. (1962). Le Totémisme aujourd’hui. Paris, PUF.
- Mauss, M. (1924). « Rapports réels et pratiques de la psychologie et de la sociologie ». In Sociologie et anthropologie, PUF.
- Lacan, J. (1953-1970). Le Séminaire. Paris, Seuil (multiples volumes).
- Karsenti, B. (2018). « Une lecture maussienne de Totem et Tabou est-elle possible ? ». In Freud au Collège de France, Collège de France.
- Rabain, J.-F. (1993). « A. L. Kroeber et Totem et Tabou : éléments d’une controverse ». Revue française de psychanalyse, PUF.
Autres œuvres de Freud citées
- Freud, S. (1900). L’Interprétation du rêve. PUF.
- Freud, S. (1921). Psychologie des masses et analyse du moi. PUF.
- Freud, S. (1930). Malaise dans la civilisation. PUF.
- Freud, S. (1939). L’Homme Moïse et le monothéisme. Gallimard.
Sources anthropologiques utilisées par Freud
- Frazer, J. G. (1910). Totemism and Exogamy (4 vol.). Macmillan.
- Smith, W. R. (1889). Lectures on the Religion of the Semites. A. & C. Black.
- Wundt, W. (1900-1920). Völkerpsychologie (Psychologie des peuples). Engelmann.
- Darwin, C. (1871). The Descent of Man. John Murray.