Un travail en profondeur sur ce qui, en vous, parle au-delà de ce que vous savez déjà
La psychanalyse est née il y a un peu plus d'un siècle, dans le cabinet d'un médecin viennois qui s'est mis à écouter ses patients autrement. Ce que Sigmund Freud a découvert — et ce que ses successeurs ont continué d'explorer dans une multiplicité de directions — c'est qu'il existe en chacun une parole qui ne se laisse pas saisir par la conscience seule. Une parole qui se révèle dans les rêves, les lapsus, les actes manqués, et aussi dans les répétitions qui structurent une vie sans qu'on les ait choisies. Le travail psychanalytique consiste à donner à cette parole un lieu, et un temps.
La psychanalyse se distingue de la plupart des autres formes de psychothérapie par trois traits qui sont indissociables : une fréquence élevée des séances (le plus souvent trois à cinq par semaine), l'usage du divan, et une durée généralement longue. Ce n'est pas qu'elle « fait plus » de ce que feraient d'autres approches; c'est qu'elle ouvre un autre type d'espace, où le travail de l'inconscient peut se déployer avec une profondeur particulière.
On vient en analyse pour des raisons diverses, qui ne sont pas toujours faciles à formuler au départ. Certains arrivent avec une souffrance précise — une anxiété qui ne lâche pas, une dépression qui revient, une difficulté relationnelle qui se répète. D'autres ressentent que quelque chose, dans leur vie, leur échappe ou se rejoue sans qu'ils sachent pourquoi. D'autres encore, parfois eux-mêmes formés en clinique ou en sciences humaines, viennent par souci pour leur propre psychisme, sans symptôme particulier à présenter. Tous ces points de départ sont légitimes.
Au Regroupement Psychologues Montréal, plusieurs traditions psychanalytiques sont représentées. Cette pluralité est, à nos yeux, une importante richesse.
La tradition issue directement de Freud, telle qu'elle se transmet aujourd'hui à la Société psychanalytique de Montréal (SPM) et dans les sociétés affiliées à l'Association psychanalytique internationale (IPA), met l'accent sur le développement du psychisme, le rôle des relations précoces, l'élaboration du transfert et du contre-transfert, et la perlaboration du conflit psychique au sein de la cure.
La tradition lacanienne, représentée à Montréal par la NLS-Québec (rattachée à l'École de la Nouvelle École Lacanienne et, plus largement, à l'École de la Cause freudienne), met l'accent sur le rôle structurant du langage dans le psychisme, sur le désir tel qu'il s'inscrit dans la parole, et sur la manière dont l'analysant peut s'orienter dans son existence à partir de ce qu'il découvre dans son analyse.
La Société canadienne de psychanalyse (SCP), dont la branche anglophone québécoise est active à Montréal, prolonge également la tradition freudienne en lien avec l'IPA, avec ses propres accents cliniques et théoriques.
Ces traditions ont chacune leur lexique, leurs textes de référence et leurs sensibilités cliniques. Elles partagent l'essentiel : la prise au sérieux de l'inconscient, le respect de la parole de l'analysant, et la conviction qu'un travail prolongé sur soi peut transformer la manière dont on habite sa vie.
Psychologue, psychanalyste membre invité de la Société psychanalytique de Montréal. Le Dr Hashemian reçoit ses patients en analyse au sens classique du terme — séances plurihebdomadaires, divan — et travaille également en psychothérapie psychanalytique. Il pratique en anglais et en farsi.
Psychologue, en formation analytique à la branche anglophone québécoise de la Société canadienne de psychanalyse. Mme Atefi reçoit en psychothérapie psychanalytique en anglais et en farsi.
Psychologue, en formation analytique à la branche anglophone québécoise de la Société canadienne de psychanalyse. Dre Cediel reçoit en psychothérapie psychanalytique principalement en anglais et en espagnol, et plus ponctuellement en français.
Psychologue, directeur du Regroupement, en double formation analytique : à la Société psychanalytique de Montréal et au programme d'études cliniques de la NLS-Québec à compter de septembre 2026. Il reçoit en psychothérapie psychanalytique en français et en anglais.
Psychologue, deux années complétées au programme d'études cliniques de la NLS-Québec. Dre Perez détient un doctorat en psychologie obtenu au terme d'un parcours académique au Brésil, de stages doctoraux en France et en Belgique, ainsi que de deux postdoctorats au Québec. Elle reçoit en psychothérapie psychanalytique en portugais et en français.
Note pour le lecteur : seul le travail conduit dans le cadre d'une fréquence plurihebdomadaire et avec usage du divan, conduit par un analyste reconnu par sa société de formation, peut être nommé psychanalyse au sens strict. La psychothérapie psychanalytique — conduite par un clinicien formé ou en formation à la psychanalyse, mais à une fréquence moindre — est un travail proche dans son orientation, distinct dans son dispositif, et dont nous parlons davantage sur cette page.
Le divan est l'élément le plus visible de la cure analytique, et celui qui suscite le plus de questions chez ceux qui n'ont jamais fait l'expérience d'une analyse. Loin d'être un vestige folklorique, il a une fonction précise.
Allongé, le regard tourné vers le plafond ou vers un mur, l'analysant n'a plus à composer avec le visage de l'analyste — ses expressions, ses approbations supposées, ses froncements de sourcils imaginés. Cette absence visuelle de l'autre permet à la parole de se déployer plus librement. On peut dire des choses qu'on ne dirait pas en face. On peut suivre une association jusqu'au bout, sans se censurer pour ménager celui qui écoute. On peut, surtout, se laisser surprendre par ce qui sort de soi.
L'analyste, de son côté, est libéré de la nécessité de tenir un visage, ce qui lui permet d'écouter d'une autre manière. Une attention qu'il n'aurait pas s'il devait, en plus, contrôler ce qu'il laisse paraître.
Cette disposition, qui peut sembler étrange pour qui ne l'a pas vécu, devient rapidement naturelle pour la plupart des analysants. Beaucoup décrivent même, après quelques mois, qu'ils ne pourraient plus envisager de travailler autrement.
La fréquence élevée — trois, quatre, parfois cinq séances par semaine — est ce qui distingue la psychanalyse de la plupart des autres formes de travail psychothérapeutique. Cette fréquence n'est pas un caprice institutionnel ni une exigence démesurée. Elle a une logique précise.
Lorsqu'on travaille avec une fréquence d'une fois par semaine, le matériel d'une séance — un rêve, une association, un affect surgi — a le temps de s'estomper, de se domestiquer, de se rationaliser avant la séance suivante. La vie quotidienne, avec ses exigences, vient recouvrir ce qui s'était entrouvert. Avec plusieurs séances par semaine, ce travail de recouvrement n'a pas le temps de s'effectuer entièrement. L'inconscient reste plus proche de la surface; les associations se déploient plus librement; le transfert peut se développer d'une manière qui n'est pas possible à des fréquences moindres.
Cette fréquence n'est pas demandée à tout le monde, et elle ne s'impose pas brutalement. Elle est habituellement envisagée après une période préliminaire d'entretiens, lorsque l'analyste et le patient sont d'accord pour engager un travail analytique au sens strict. Beaucoup commencent par une ou deux séances par semaine et augmentent progressivement, à mesure que le travail le demande.
Une analyse prend du temps. Cela peut être difficile à entendre dans un monde qui valorise les solutions rapides; nous préférons être honnêtes à ce sujet dès le départ. Une analyse, au sens strict, dure habituellement plusieurs années.
Cette durée n'est pas un défaut du dispositif, ni un signe que « ça ne marche pas vite ». C'est la conséquence directe de ce qui est entrepris. Les modalités psychiques qui structurent une vie — manière d'aimer, de souffrir, de désirer, de se positionner par rapport à l'autre — sont profondément ancrées. Elles ne se modifient pas en un trimestre.
Rappelons aussi qu'une analyse ne se mesure pas en années passées, mais en transformations vécues. Ces transformations s'inscrivent souvent durablement, bien au-delà de la fin du traitement. La recherche contemporaine, qui s'intéresse de plus en plus à ce qui se passe après la fin d'une analyse ou d'une psychothérapie psychanalytique, observe avec une remarquable constance que les bénéfices continuent à se déployer dans les mois et les années qui suivent. Ce n'est pas un effet placebo qui s'estompe; c'est, au contraire, un travail qui continue de porter ses fruits longtemps après la dernière séance.
Devenir psychanalyste n'est pas une simple spécialisation professionnelle. C'est un parcours long, exigeant, et qui mobilise la personne entière. Dans la plupart des sociétés psychanalytiques reconnues — la Société psychanalytique de Montréal, la Société canadienne de psychanalyse, la NLS-Québec et leurs équivalents internationaux — la formation comporte trois axes indissociables.
Un enseignement théorique rigoureux, qui s'étend sur plusieurs années, et qui couvre les textes fondateurs de Freud ainsi que les développements ultérieurs propres à chaque tradition.
Une analyse personnelle approfondie. Aucun analyste ne propose à ses patients ce qu'il n'a pas lui-même éprouvé. L'analyse personnelle, conduite avec un analyste reconnu par la société de formation, est une exigence absolue — pas un complément utile.
Une supervision clinique soutenue (qu'on appelle aussi le « contrôle »), où le candidat présente régulièrement son travail clinique avec ses propres patients à un analyste plus expérimenté, qui l'aide à entendre ce qu'il n'aurait pas entendu seul.
Ce parcours s'étend habituellement sur dix à quinze ans. Il ne fait pas de l'analyste un sage; il fait de lui quelqu'un qui a travaillé sur lui-même au point de pouvoir, à son tour, accompagner ce travail chez d'autres.
C'est dans cet esprit que les cliniciens du Regroupement engagés dans une formation analytique poursuivent activement les trois axes — enseignement, analyse personnelle, supervision — tout au long de leur parcours.
Il serait imprudent de promettre des résultats spécifiques. Mais certaines choses tendent à émerger d'une analyse menée à son terme.
Un rapport plus libre à son propre désir — la capacité de reconnaître ce qu'on veut véritablement, distinct de ce qu'on croit devoir vouloir.
Une diminution durable de la souffrance symptomatique, non parce que les symptômes auraient été combattus, mais parce qu'ils auraient cessé d'être nécessaires.
Une manière différente d'habiter ses relations — moins encombrée par la répétition, plus disponible à la rencontre.
Le sentiment d'être l'auteur de sa propre vie, et non plus son spectateur ou sa victime.
Une certaine paix avec ce qui, dans l'existence, ne pourra pas être changé.
Ce ne sont pas des promesses. C'est ce que l'expérience clinique, et les témoignages d'analysants, suggèrent.
Cette question ne reçoit pas de réponse simple, et elle ne se règle jamais avant les premiers entretiens. Une analyse demande un certain engagement — de temps, de moyens, de disponibilité psychique. Mais elle ne demande pas d'être déjà « prêt » au sens où on l'entend parfois. Beaucoup d'analysants commencent dans un état de désorientation, ou d'urgence, ou de simple curiosité; le travail se construit ensuite. Les premiers entretiens préliminaires servent justement à voir, ensemble, si la psychanalyse est l'outil indiqué pour vous, à ce moment de votre vie.
La distinction est de degré et de dispositif, plutôt que de nature. La psychothérapie psychanalytique partage l'orientation fondamentale de la psychanalyse — prise au sérieux de l'inconscient, écoute attentive, importance du transfert — mais elle se déploie habituellement à une fréquence moindre (une ou deux séances par semaine), en face à face, et sur une durée souvent plus courte. C'est un travail substantiel, qui apporte beaucoup. Il ne descend simplement pas aux mêmes profondeurs que ce qu'autorise une analyse au sens strict. Notre page sur la psychothérapie psychodynamique approfondit ces distinctions.
Les honoraires sont discutés directement avec votre analyste, lors des premiers entretiens. Les psychanalystes ajustent leurs honoraires aux moyens de leurs analysants — une cure plurihebdomadaire représente un engagement financier sérieux, et il est important qu'il soit soutenable sur la durée. Pour les analysants qui ont une assurance privée incluant la couverture de services psychologiques, une partie des séances est généralement remboursée selon les termes du contrat.
La première rencontre — et celles qui suivent dans la phase d'entretiens préliminaires — est un moment d'écoute mutuelle. Vous parlez de ce qui vous amène, de ce qui vous préoccupe, de ce que vous attendez. L'analyste écoute, pose parfois des questions, propose parfois des observations. Aucune décision n'est prise dans la précipitation. Cette phase préliminaire dure généralement plusieurs entretiens, parfois plusieurs semaines, et permet à chacun — vous et l'analyste — de se faire une idée plus juste de ce qui peut être engagé ensemble.
Oui, c'est un parcours fréquent. Beaucoup d'analysants commencent par une psychothérapie psychanalytique à une ou deux séances par semaine, et c'est dans le travail lui-même que le besoin d'aller plus loin — et la possibilité d'aller plus loin — émerge. Le passage à une analyse au sens strict se fait alors naturellement, en accord avec l'analyste, lorsque le travail le demande.
Oui. Personne n'est jamais retenu en analyse contre son gré. Mais l'arrêt d'une analyse mérite, au minimum, d'être parlé en analyse — et c'est souvent là que des choses inattendues se révèlent, qui modifient la décision elle-même. La fin d'une analyse, lorsqu'elle se construit, est elle-même un moment de travail à part entière.
La psychanalyse au sens strict — séances plurihebdomadaires, divan — est offerte au Regroupement en anglais et en farsi. La psychothérapie psychanalytique, conduite à une fréquence moindre, est offerte en français, en anglais, en espagnol, en portugais et en farsi — chacun de nos cliniciens travaillant dans une combinaison particulière de ces langues. Au moment du premier contact, nous vous orientons vers le clinicien dont la langue de consultation et la disponibilité correspondent le mieux à votre situation.
Si quelque chose dans ces pages résonne pour vous — si vous sentez que ce que vous cherchez n'est pas un ajustement rapide mais un travail en profondeur sur ce qui structure votre vie — nous serions heureux de vous rencontrer. Une première rencontre est l'occasion de poser vos questions, et de voir si ce type de travail, et l'analyste qui vous reçoit, vous conviennent.
Téléphone : 514 - 497 - 8014
Courriel : info@psychologues-montreal.net
Adresse : 120-2222, René-Lévesque O, Montréal, H3H 1R6
Le Regroupement Psychologues Montréal inc. – Psychothérapeutes formés à l'approche psychanalytique au service de votre bien-être.